Archives mensuelles : février 2014

20 ANS DE CAMBODGE !

Je me suis aperçu que j’ai découvert ce pays il y a 20 ans juste. Il a été une belle couleur dans ma vie.

palais-royal palais royal à Phnom Penh
musee_national musée national à Phnom Penh

La première fois, c’était en 1994. J’ai travaillé, avec un groupe de 35 collègues angevins, pendant 7 semaines de l’été sous l’égide de France Libertés. Il s’agissait d’apporter notre contribution pour relever le système éducatif de ses cendres par la formation de professeurs. Après avoir traversé la période khmère rouge et l’invasion vietnamienne, ils avaient surtout besoin d’un soutien psychologique. Phnom-Penh n’avait pas encore retrouvé ses habitants : immeubles en décrépitude totale, rues en terre, égoûts à l’air libre, hôtels sans réseau électrique. Le pays n’était pas encore pacifié : danger de voyager à la nuit tombée à cause des rapts, de s’écarter des chemins à cause des mines…
Cette fois-ci, j’ai participé à la mission de l’association Loire Cambodge que nous avons créée en 1998. J’ai travaillé avec 2 collègues angevins sur l’idée de partager des ressources pédagogiques en langue khmère : leçons, exercices, etc. Nous avons créé un site internet en 2013 (www.loirecambodge.com). On a mis en ligne tous les documents rédigés depuis une vingtaine d’années. Les professeurs cambodgiens peuvent les télécharger gratuitement. On souhaite qu’ils apportent aussi leur contribution : comme on dit un document fourni et mille récupérés. On a travaillé surtout avec les jeunes dans 4 établissements dont l’Institut National de l’Education qui forme les professeurs de lycée de demain. On a mis au point une méthodologie pour préparer des cours à partir d’internet de sorte à ce qu’ils alimentent ce site. La chaîne est lancée…
cambodge_formation

Le Cambodge se développe suivant un capitalisme sauvage. Les tours fleurissent à Phnom Penh, les magasins de mode et les super-marchés s’implantent dans les centres des villes et les gros 4×4 ont remplacé les cyclo-pousse. Les bords du Mékong s’aménagent et recèlent des trésors architecturaux : palais royal et musée national. Le marché central, emblème de l’époque coloniale, a refait sa toilette. Par contre, la campagne a peu varié si ce n’est l’arrivée des réseaux électriques et téléphoniques. La majorité des habitants est encore rurale et la culture du riz dominante. Les femmes tissent sous leur maison de bois.
marche_central
riziere
tissage

A peine sorti de l’aéroport, on se retrouve comme hier : soleil et chaleur (supportable), familiarité, accueil et sourire des Cambodgiens, motos en masse à l’heure de pointe, taxis tuk-tuk , cuisine parfumée, étals sur les trottoirs, etc. On se sent un peu chez nous et on n’est jamais seul ici grâce à nos amis, collègues ou filleuls cambodgiens.
Quelques images immuables, prises au hasard des week-ends ou des déplacements : marchés colorés, pagodes aux couleurs vives avec leurs stupas qui s’élancent vers le ciel, temple de grès rose du Bantei Srey, pèlerinage à la montagne sacrée : le Phnom Kulen, délicates apsaras d’Angkor Vat, robes safran des bonzes, pêcheurs sur le Mékong à l’aube…

marché à Phnom Penh

marché à Phnom Penh


stupas

marché à Phnom Penh


temple de Bantei Srey

temple de Bantei Srey


apsaras du temple d'Angkor Vat

apsaras du temple d’Angkor Vat


bonzes sortant d'Angkor vat

bonzes sortant d’Angkor Vat


pêcheurs sur le Mékong à Kompong Cham

pêcheurs sur le Mékong à Kompong Cham