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PORTUGAL 2017

Nos motivations

Après de multiples préparations et mises à jour du jardin pour qu’il soit démarré (tomates, poivrons, aubergines plantées) et impeccable nous voilà partis comme d’habitude… Quoique pour nous, il n’y ait pas d’habitude dans le voyage. Il est toujours renouvelé car nous sommes portés par la curiosité de la découverte. Nous partons à chaque fois excités comme des enfants, en dormant peu la nuit qui précède ! La voiture est prête et le matériel de camping et les provisions soigneusement rangés.

Cette fois-ci, nous avons mis le cap sur un pays européen mais non voisin. Nous n’y avons jamais mis les pieds et ne connaissons pas la langue. Nous n’avons particulièrement de fil conducteur mais savons que les habitants y sont accueillants. Géographiquement, le pays est très varié, alternant montagnes, plaines, côte avec deux fleuves prestigieux que sont le Douro et le Tage. Son histoire est très riche avec l’apogée au moment des grandes découvertes fin 15ème, début 16ème siècle. Nous nous sommes posés la question de l’influence arabe au Portugal en comparaison celle de l’Espagne. Un documentaire sur la découverte du site archéologique de la vallée de Foz Côa nous avait également motivé pour ce voyage. Le fil conducteur que nous cherchons se révélera au cours du voyage…

Départ et transit (21 et 22 mai)

Nous avons décidé d’avoir un transit le plus rapide possible en Espagne, pour ne pas tout mélanger.
Après un départ tranquille, stop d’une nuit à Pons, ville féodale du Sud Ouest. Le lendemain, en Espagne, nous quittons l’autoroute à midi pour pique-niquer sur la plage de Gerata, vieille ville balnéaire aux restaurants de poissons, avec ports de pêche et de plaisance. Le temps y est légèrement brumeux mais certains se baignent déjà. Le soir, nous faisons la pause dans la jolie ville de Tordesillas. Le camping très bien aménagé est en contrebas de la ville et est envahi par les seniors qui occupent presque tous les espaces avec leurs grandes caravanes ou leurs camping-cars. Nous sommes déjà au bord du fleuve Douro que nous retrouverons plus tard coulant au milieu d’autres paysages. Un très beau pont l’enjambe et nous conduit à la vieille ville que nous découvrons le soir après le dîner. Nombreux clochers, centre animé, cigognes, belle terrasse avec vue sur le fleuve. Les gens discutent avant la tombée de la nuit. Il fait 26 °.
L’ambiance
vacances
commence.

Première rencontre avec le fleuve Douro à Tordesillas (Espagne)

Première rencontre avec le fleuve Douro à Tordesillas (Espagne)

Entrée au Portugal – Villes des montagnes de l’est (23 – 25 mai)

Après Salamanque, Nous entrons au Portugal par l’autoroute A 25 (péage spécial) et passons Guarda pour obliquer plein vers le sud (autoroute A23).
A midi, nous nous arrêtons à Castelo Branco avec notre pique-nique dans le sac. Nous visitons le « jardin do paco episcopal« . Datant du 18ème siècle, il a été rénové en 2003. Il comprend des parterres bordés de haies de buis, des statues de l’histoire portugaise, des pots de géraniums, des azulejos bleus. Il fait chaud, nous cherchons l’ombre.

Jardin du palais épiscopal à Castelo Branco

Jardin du palais épiscopal à Castelo Branco

Nous descendons encore vers le sud et croisons notre deuxième fleuve : le Tage au barrage de Fratel.

Première rencontre avec le Tage à Fratel près de la frontière espagnole

Première rencontre avec le Tage à Fratel près de la frontière espagnole

Nous poursuivons vers Castelo de Vide. Nous nous arrêtons prendre de l’eau à la fontaine à l’entrée de la ville qui nous attire par le déploiement de ses maisons sur la montagne d’en face. Nous descendons, attirés par les jardins abondants de vigne, cerises, figuiers, pêchers, oliviers, pommes de terre, tomates et salades. Des personnes âgées ou expérimentées prennent soin de leur oeuvre annuelle et éphémère. Nous visiterons la ville deux jours plus tard. Les maisons blanches sont décorées par des bordures jaunes des ouvertures et par les fleurs débordant des pots. Au sommet, le château domine la ville et livre de belles vues depuis la tour du donjon. Après avoir passé devant la synagogue (fermée), nous nous ravitaillons en eau à la « Fonte de la Villa ». Les eaux sont réputées pour la bonne santé et de nombreuses personnes remplissent leurs bidons de 5 litres.
Notre but est d’atteindre le camping Asseisseiras, située sur la commune de San Antonio das Areiras, en contrebas de la ville de Marvâo.
Petit lieu intime tenu par un Anglais, nous sommes en pleine campagne au milieu des oliviers. Il y a piscine et wifi. Les oiseaux mêlent leurs chants printaniers aux sons des cloches des moutons paissant près des enclos. Il fait très chaud. Le rêve ! Dans la soirée, on entend merles, rossignols, loriots, moineaux, pinsons, mésanges bleues, chardonnerets et chouettes à la tombée de la nuit, avec les grillons en toile de fond. Je pourrai enregistrer le soir et le lendemain matin (entre 5h30 et 6h30) : rossignols, loriots, serins cini, principalement. Le paysage sonore m’appartient à cette heure.

La ville fortifiée de Marvâo

La ville fortifiée de Marvâo

Nous partons à pied avec pique-nique pour Marvâo. 6 km et 400 m de dénivelé. Il fait chaud et le chemin est mal balisé. Nous traversons les champs d’oliviers, chênes liège, des jardins irrigués. Cerisiers, figuiers et pêchers abondent. Les chemins sont bordés de murs en pierres sèches. A quelques centaines de mètres de la montée, nous empruntons une voie pavée du Moyen Age avec dallages posés savamment en forme d’étoile dans les virages en épingle à cheveux et suivant des parallèles dans les parties droites avec pente pour faciliter l’écoulement des eaux. C’est un patrimoine inattendu. Enfin la ville de Marvâo, perchée à 995 m d’altitude sur un piton rocheux avec des fortifications qui la rendait imprenable. Le village est suspendu, comme isolé du monde. Il date du IXème siècle et a été construit par Ibn Marwan pour se protéger de l’émirat de Cordoue. Les Chrétiens l’ont reconquise au XIIème siècle et ont poursuivi les fortifications. Les ruelles bordées de maisons blanches et d’églises conduisent au château que nous visitons en détail. Vues à 360° sur la vallée environnante. Nous pique-niquons dans le jardin (à la française) où des employés taillent les haies de buis. Sieste sur les bancs inoccupés puis café sur une terrasse avec vue sur la ville. Nous faisons le plein d’eau pour la descente qui promet d’être chaude. Après courses au village, nous nous précipitons dans la piscine avec douche chaude. Quel bonheur !
Un orage monte mais il nous laissera juste le temps de dîner et de nous prélasser avant la tombée de la nuit. L’eau peut tomber, nous sommes bien au sec dans notre « nain bus ».

Marvâo. Vue du chateau

Marvâo. Vue du chateau


Marvâo. Maisons blanches

Marvâo. Maisons blanches